La question de l’épargne quand on veut faire un prêt immobilier

Plus de huit Français sur dix (83%) possèdent au moins un produit d’épargne.* Un chiffre conséquent qui révèle la considération que portent les Français envers l’épargne. Pourtant, certains se lancent parfois dans le projet d’un achat immobilier sans vraiment avoir étudier la question de l’épargne. Pourquoi est-elle si importante aux yeux des organismes prêteurs ? Explications. 

Epargne et apport, quelle différence ? 

Vous avez peut-être entendu ces deux mots, vaguement, au cours d’une conversation. Il ne faut pas confondre épargne et apport qui sont deux aspects financiers distincts.

L’épargne, c’est l’argent que vous mettez de côté de façon régulière pour vous constituer des économies. Vous disposez peut-être d’un Livret A ou d’un PEL (plan épargne logement) que vous avez alimenté dans le but de pourvoir à certaines situations de coup dur ou bien tout simplement en vue d’un gros projet.

L’apport, c’est ce que vous allez mettre de votre poche lors de l’acquisition de votre bien. Il est généralement fixé à 10% ou bien correspond à l’équivalent des frais de notaire. Il peut être demandé par l’organisme bancaire prêteur du crédit. En effet, en investissant de votre argent personnel, les banques considèrent souvent que vous êtes-vous même conscient des risques qu’un tel projet comporte. Un apport vous rend plus crédible aux yeux des banques et montre de votre capacité à gérer votre argent. Il n’est cependant pas toujours nécessaire.  

Parfois, lorsqu’un apport est demandé, l’emprunteur puisse dans son épargne afin de fournir cet apport. Il est donc important de se constituer des économies plutôt conséquentes pour pallier cette exigence. Dans un contexte où l’octroi des prêts immobiliers se durcit, l’épargne et l’apport peuvent se montrer indispensables, notamment pour obtenir les meilleures conditions. Toutefois, chaque situation est différente et tout dossier s’étudie au cas par cas.

Faut-il avoir de l’épargne pour emprunter ? 

Parfois, lorsqu’un apport est demandé, l’emprunteur puisse dans son épargne afin de fournir cet apport. Il est donc important de se constituer des économies plutôt conséquentes pour pallier à cette exigence. Une épargne à hauteur de 6000 ou 7000€ est un minimum pour envoyer un bon signal aux banques.

 

Elle agit comme un indicateur très puissant auprès des banques. Si vous avez réussi à fournir tous les mois un effort financier pour réaliser des économies, vous représentez une valeur sûre. Vous savez gérer vos finances et ne pas tout dépenser sur le champ. C’est un témoignage de votre capacité à pouvoir rembourser un crédit tous les mois. En bref, c’est une sécurité supplémentaire pour les organismes bancaires, de même que pour vous. Imaginez-vous un imprévu : une voiture à changer ou bien un nouvel arrivant dans la famille. Mieux vaut disposer d’un pécule qui sera là pour pallier aux coups durs ou aux nouveaux projets d’une vie.

Faut-il mettre toute son épargne dans l’apport de son crédit immobilier ? 

Il n’est pas conseillé de mettre tout son épargne en apport personnel pour emprunter. En effet, si vous mettez tout en apport, certes vous aurez moins à rembourser, mais vous n’aurez plus de bouée de secours. Vous pouvez tout à fait utiliser cet argent pour d’autres projets personnels comme un investissement ou un placement. 

À vous de définir le besoin pour la somme minimale à conserver. Tout dépend de votre niveau de vie et de vos projets. Soyez prévoyants, un projet de voyage, des études à financer, une baisse de revenus… Tout peut arriver, c’est pourquoi prendre des précautions en gardant une partie de votre épargne peut s’avérer judicieux. 

Et si je n’ai pas assez d’épargne ? 

Quand on veut obtenir un emprunt immobilier, plusieurs exigences entrent en compte : revenus, apport, épargne… Mais le seul fait de ne pas avoir assez d’épargne peut peser dans la balance. Bien sûr, chaque cas est différent. Toutefois, quand tous les éléments ne sont pas alignés, plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Faire appel à une donation venant de votre entourage (aide familiale par exemple). Ce coup de pouce associé à votre épargne peut être une solution envisageable afin d’accéder à la propriété. Dans un contexte de marché immobilier tendu, les biens se vendent chers, voire très chers.
  • Remettre son projet à quelques mois. Profitez d’un peu de temps devant vous pour réaliser le plus d’économies possibles. Fixez-vous cet objectif et revenez voir votre courtier avec une épargne solide.

*sondage Ifop : https://www.ifop.com/publication/barometre-2020-de-lepargne-en-france-et-en-region/